Les enjeux de la retraite

La retraite, tout le monde en parle … 

 

Comment ca marche ? Les régimes de retraite reposent schématiquement sur trois niveaux de protection.

Le problème de financement du régime par répartition. L’équilibre démographique et la croissance sur lesquels a été construit notre régime actuel n’existent plus.

Le constat : une vie active plus courte et une durée de vie plus longue.

Une baisse de revenus significative. Pourquoi et dans quelle proportion vos revenus chutent ?

 

schéma des régimes de retraite

 

 

Comment ca marche ? 

1 - Régimes de retraite supplémentaires facultatifs soit collectifs (Perco, PEE), soit individuels.

 

Ces régimes sont le plus souvent gérés par capitalisation : les cotisations et leurs intérêts sont placés et permettent de disposer d’un complément de revenus au moment de la retraite. Ce sont, le plus souvent, des contrats collectifs mis en place au sein des entreprises, pour tout ou partie de leurs salariés. Il n’existe pas de contrats collectifs dans le secteur public.

2 - Régimes de retraite complémentaires obligatoires.

 

Les prestations complètent celles des régimes de base. Ils sont gérés par les partenaires sociaux des professions concernées : pour le privé, l’AGIRC, l’ARRCO ou le CRPNPAC et pour le public, l’IRCANTEC ou le RAFP. Le plus souvent, il s’agit de systèmes en points.

3 - Régimes de retraite de base obligatoires.

 

Basés essentiellement sur la répartition : les cotisations des actifs financent les pensions des retraités d’aujourd’hui.
 
Exemples : celui de la Sécurité Sociale, CNRACL pour les fonctionnaires territoriaux, hospitaliers… Pour la fonction publique d’Etat le principe est un peu différent puisque c’est le budget de l’Etat qui supporte le régime des pensions. Il n’y a pas à proprement parler de caisse de retraite.
 
 
Actuellement, plusieurs régimes de retraite se complètent pour tenter d’offrir la meilleure pension possible aux cotisants : le régime de base «  système par répartition » (1er niveau) et le régime complémentaire (2ème niveau) sont obligatoires pour tous les actifs.
 
Ensuite, dans le secteur privé, un régime de retraite supplémentaire (3ème niveau) peut être proposé aux salariés sous forme d’un contrat collectif mis en place dans leur entreprise. Ces contrats sont souvent incitatifs.

 

Le problème de financement du régime par répartition 

Notre régime a été créé après la guerre : période de plein emploi, qui comptait un retraité pour 4 actifs avec des perspectives d’évolution des salaires. La retraite par répartition, qui permet aux actifs de cotiser un pourcentage de leur salaire pour régler les pensions des retraités, permettait alors de faire jouer à plein la solidarité entre les générations.
 
> Aujourd’hui, c’est cet équilibre qui est remis en cause et qui fragilise le système.

 

Le constat 

  • Il y a en France aujourd’hui plus de personnes de 60 ans que de jeunes de moins de 20 ans.
  • Le nombre de retraités augmente (avec l’effet de pic lié à l’arrivée « massive » des baby boomers à l’âge de la retraite).
  • La durée de la retraite a été multipliée par deux en 50 ans grâce à l’allongement de l’espérance de vie qui ne cesse d’augmenter.
  • La durée de la vie active a réduit en moyenne de 8 ans : les jeunes entrent sur le marché du travail vers 22 ans et la majorité des départs en retraite en France est autour de 58 ans.
  • Les carrières sont de plus en plus souvent incomplètes (périodes de chômage, d’inactivité, …) et limitent ainsi le montant des cotisations obligatoires versées.

 

Une baisse de revenus significative 

D’une manière générale le niveau de retraite est inférieur aux revenus d’activité. Cela est particulièrement vrai et spécifique pour la Fonction Publique.
En moyenne, votre pension varie entre 50% à 70% de votre rémunération de référence, primes comprises, soit jusqu’à moitié moins de revenus.
 
Votre salaire est composé d’une partie fixe et de primes qui ne sont pas prises en compte pour le calcul du montant de votre retraite de base. Le régime de retraite complémentaire obligatoire (RAFP) intègre l’ensemble des éléments de rémunération soumis à CSG et qui n’ouvrent pas droit à retraite. Les avantages en nature, par exemple, sont inclus.
 
En revanche, le traitement indiciaire, la nouvelle bonification indiciaire (NBI), les indemnités de sujétion spéciale et les éléments de rémunération reçus pour une activité lucrative privée sont exclus.
 
Or, en tant que salarié du secteur public, vous ne disposez pas de régime de retraite supplémentaire facultatif qui pourrait vous permettre de compenser en partie ce manque à gagner.
 
Plus votre traitement comporte une part importante de primes, plus la baisse de revenus au moment de la retraite sera importante.
 
Dans le même temps, l’arrivée de la retraite augure une nouvelle vie, faite de projets parfois coûteux comme l’achat d’une résidence secondaire, la réalisation de travaux dans sa maison, la pratique de nouveaux loisirs, les voyages, ou encore l’aide apportée aux enfants et petits-enfants, …

Vous êtes contractuel ?

 

Les agents non titulaires ne perçoivent pas de retraite de la fonction publique. Vos années de travail comme contractuel seront donc validées au titre du régime  général (comme des périodes de travail salarié du secteur privé).

Vous avez travaillé dans le secteur public et le secteur privé ?

 

Pour avoir droit à une pension de la fonction publique, vous devez y avoir travaillé au minimum 2 ans. Vous percevez une pension de retraité du régime général et une pension d’agent public, calculées selon les règles propres à chacun des régimes.
 
En-dessous de cette durée (ou si vous avez travaillé pendant moins de 15 ans et que vous avez été radié des cadres avant le 1er janvier 2011), vos droits sont transférés au régime général des salariés pour la retraite de base et à l'Ircantec (régime des agents non titulaires de la fonction publique) pour la retraite complémentaire.

Savez-vous ce que vous perdrez ?

 

- 1/3 des fonctionnaires n’ont aucune idée de leur revenu à la retraite,

- 2/3 en ont une vague idée ou une idée assez précise et parmi ceux-ci 67% pensent perdre 40% de leur dernier traitement lors de leur départ à la retraite*.
 
Voilà pourquoi les pouvoirs publics, les caisses de retraites, les assureurs… n’ont de cesse de sensibiliser les français, tous âges confondus, à préparer soigneusement leur retraite, c’est-à-dire à prévoir des solutions pour maintenir au mieux leurs revenus.

*Selon une étude menée par TNS Sofres en octobre 2011 pour Préfon.