Retraites : les fonctionnaires à fortes primes pénalisés

“ Les agents de la fonction publique sont perdants pour la retraite ”

Les agents de la fonction publique, dont une grande partie de la rémunération est composée de primes, sont perdants pour la retraite. C’est l’un des enseignements d’une étude rendue publique le 29 octobre 2018 et réalisée par le cabinet d’audit et de conseil Deloitte avec l’aide du spécialiste du bilan retraite Saipendo.

 

Selon le document, la rentabilité des cotisations (c’est-à-dire le pourcentage de rente généré par les cotisations vieillesse) versées par les fonctionnaires d’Etat percevant 40% de primes se situe à 1,47%. Elle tombe même à 1,41% pour ceux qui touchent une rémunération annuelle nette de 100.000 euros. En comparaison, la rentabilité des cotisations des fonctionnaires d’Etat avec 10% de primes s’élève à 2,17%. Une différence pas si étonnante sachant que les rémunérations variables ne sont pas assujetties aux cotisations vieillesse dans la fonction publique. Résultat : plus un agent public perçoit de primes et moins il cotise proportionnellement à la retraite.

 

Si les primes sont intégrées dans les cotisations vieillesse des agents non titulaires de la fonction publique (stagiaires, vacataires, contractuels), l’écart porte cette fois-ci sur le montant de leur rémunération. Les cotisations vieillesse étant plafonnées à l’Assurance retraite, le régime de retraite de base des salariés du privé et des agents publics non titularisés, les hauts salaires sont pénalisés : alors que la rentabilité des cotisations est de 1,82% pour les agents non titulaires percevant une rémunération de 20.000 euros nets par an, elle passe à 1,77% avec une rémunération de 50.000 euros nets par an et à 1,74% à 100.000 euros nets par an.

 

 

 

Publication du 27 novembre 2018

TSLR