Préfon renouvelle son soutien à la chaire « Théorie de l’entreprise » des Mines ParisTech

“ Depuis 2016, Préfon partenaire de la chaire de recherche de l’école des Mines ParisTech "Théorie de l’entreprise." ”

Depuis 2016, Préfon est partenaire de la chaire de recherche de l’école des Mines ParisTech intitulée « Théorie de l’entreprise : modèles de gouvernance et création collective »[1]. Les travaux qu’elle a conduits ont notamment permis de dégager les contours de l’entreprise à mission, consacrée dans la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises dite loi Pacte[2]. Le Code civil reconnaît ainsi désormais qu’une entreprise est porteuse d’un intérêt social, les sociétés qui en sont la traduction juridique se devant de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux inhérents à leur activité[3].

 

Pour aller plus loin, les sociétés peuvent se doter d’une raison d’être dans leurs statuts, afin de formuler les objectifs sociaux de long terme dans lesquels leur propre objet social s’inscrit. Une société peut être dite « à mission » lorsque la mise en œuvre de cette raison d’être fait l’objet d’un suivi permettant de vérifier la conformité des décisions de l’entreprise avec ses engagements. La chaire contribue entre autres à promouvoir une vision exigeante de ce nouvel outil, de sorte que la formalisation par les entreprises de leur mission soit le produit d’un effort de construction collective. Elle s’attache en outre à animer une plateforme académique internationale sur l’entreprise sociale, tout en participant au comité scientifique qui conseille la communauté des entreprises à missions pour la mise en œuvre de leur raison d’être.

 

Et Préfon dans tout ça ?

 

Pour Préfon, en tant qu’association ancrée dans les valeurs du service public et l’engagement syndical pour la solidarité, le progrès social et l’égalité, la dimension sociale de l’activité des entreprises est une évidence. S’inscrire dans le temps long de la recherche avec la chaire des Mines ParisTech lui donne la possibilité d’identifier de nouveaux leviers pour faire évoluer les structures de l’économie à travers sa politique d’investissement socialement responsable.

 

Les investisseurs peuvent en effet jouer un rôle dans la diffusion du modèle de l’entreprise à mission. Ils y ont directement intérêt, leur relation avec les entreprises ayant vocation à être durable, fondée sur la stabilité économique et la création de valeur, y compris sociale et environnementale. Sans se substituer aux autres parties prenantes qui doivent assumer la mise en œuvre de la raison d’être, ils pourront faire part de leurs attentes pour éviter que des formulations trop conceptuelles et ouvertes, ou l’absence de suivi ne privent l’exercice de sa substance. L’évaluation du niveau d’engagement des entreprises à mission pourrait à terme alimenter leurs propres grilles d’analyse.

 

Préfon tâche à son échelle d’assumer ses responsabilités au nom de la communauté d’épargnants qu’elle rassemble, en faisant le lien entre l’intérêt général qui anime les agents publics dans leurs activités professionnelles et la mission sociale des entreprises dont le régime finance les activités productives. Et, comme on sait, l’épargne socialement responsable n’est pas moins performante[4], elle est plus solide !

 

 

[1] http://www.te.mines-paristech.fr/

[2] https://www.economie.gouv.fr/loi-pacte-croissance-transformation-entreprises

[3] https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006444056&cidTexte=LEGITEXT000006070721

[4] https://www.lelabelisr.fr/anstyq/isr-rapporte-autant-autres-placements/ Cf. aussi nombre d’études sur ce sujet montrant l’absence de biais négatif à la performance financière des fonds ISR, notamment la méta-analyse de Christophe Revelli et Jean-Laurent Viviani Performance financière de l’investissement socialement responsable (2012)