Les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers vivent un peu plus longtemps que la moyenne

“ L’espérance de vie des agents de la fonction publique territoriale et hospitalière ”

L’espérance de vie des agents de la fonction publique territoriale (FPT) et de la fonction publique hospitalière (FPH) est légèrement supérieure à la moyenne nationale. Selon une étude publiée le 19 juillet 2017 par la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL), le régime de retraite des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, les agents masculins âgés de 60 ans peuvent espérer vivre en moyenne 22,1 ans et 27,3 ans pour leurs homologues féminines également âgées de 60 ans. Soit, par rapport à l’ensemble de la population française, un niveau comparable pour les hommes mais presque un an de plus pour les femmes.

 

Dans le détail, l’écart d’espérance de vie s’accroit en prenant en compte la catégorie hiérarchique. Comparés au reste de la population, les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers hommes de catégorie C (ouvriers) vivent six mois de moins, leurs collègues de catégorie B (employés) près de deux ans de plus et ceux de catégorie A (cadres) presque trois ans de plus. L’espérance de vie des agents femmes est de neuf mois supplémentaires pour la catégorie C, plus d’un an pour la catégorie B et deux ans de plus pour la catégorie A. Ces différences s’expliquent par le fait que la majorité des agents de catégorie C appartiennent à la catégorie « active » de la fonction publique qui regroupe des emplois pénibles et dont l’espérance de vie est en moyenne inférieure d’un an à la catégorie « sédentaire ». En revanche, il n’existe pas de différence notable de mortalité entre la FPT et la FPH.

 

 

TSLR

Publication du 5 septembre 2017