Départ à la retraite tardif pour les praticiens hospitaliers

“ Les praticiens hospitaliers partent tardivement à la retraite ”

Les praticiens hospitaliers partent tardivement à la retraite. Ceux qui ont liquidé leurs droits en 2016 l’ont fait en moyenne à 65,4 ans, selon une étude de la direction des retraites de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) parue le 25 octobre 2017.

 

Deux facteurs expliquent ce phénomène. Compte-tenu de la longueur des études de médecine, les praticiens hospitaliers débutent leur activité plus tard (l’âge moyen d’inscription à l’Ordre est de 32,6 ans). En outre, les pouvoirs publics les incitent à exercer longtemps pour pallier le manque de médecins. D’ailleurs, 63% des praticiens retraités ont cotisé au-delà du nombre de trimestres de retraite demandé et bénéficient à ce titre d’une surcote. 

 

Hormis les professeurs d’université-praticiens hospitaliers (PU-PH) et certains autres corps d’enseignants qui sont des fonctionnaires d’Etat, les praticiens hospitaliers, même ceux nommés à titre permanent, n’ont pas le statut de fonctionnaire. Ce sont des agents publics dits « sous statut ».

 

Ils ne dépendent donc pas des Services des retraites de l’Etat (SRE), mais sont affiliés, comme les agents non titulaires de la fonction publique, à l’Assurance retraite pour la retraite de base et à l’Ircantec pour la retraite complémentaire. La plupart ayant dans leur carrière exercé partiellement à titre libéral, ils perçoivent généralement en plus des pensions de base et complémentaires versées par la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF).

 

 

TSLR

Publication du 15 décembre 2017